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Histoire

Le Fort de Chas s’élève au centre du village, lui-même implanté sur un côteau de la Limagne des Buttes. Une famille portant ce nom est mentionnée dans le Cartulaire de Sauxillanges à la fin du XIè siècle.

Suite à l’intervention capétienne en Auvergne, Chas est sans doute confié par le roi Philippe Auguste au troubadour Peyre de Maenzac qu’il a pris à son service. 

Après les Moissat au 13è siècle, Chas passe aux mains des Vichy qui en sont seigneurs au milieu du siècle suivant.

Chas passe ensuite aux mains du seigneur Jean Gouge de Charpaigne (trésorier du duc de Berry et frère de l’évêque de Clermont Martin Gouge de Charpaignes) qui le reçoit sans doute du duc de Berry. Sa fille, Jeanne, épouse en 1421, Jacques de Montmorin et lui apporte Chas en dot.

Chas reste possession des Montmorin jusqu’au début du 17è siècle.

La fontaine du 16è siècle (classée MH) porte encore leurs armoiries (de gueule semé de molettes d’éperon d’argent, au lion de même brochant le tout).

L’église, dédiée à Saint-Martin de Tours, était une dépendance de l’abbaye Saint-Chaffre du Monastier (Le Monastier-sur-Gazeille) dans le diocèse du Puy en 1266-1267. Elle était le siège d’un prieuré mentionné pour la première fois en 1392.

Relativement bien conservé grâce à sa reconversion en caves et cuvages, le Fort de Chas adopte un plan circulaire centré sur l’église et englobant la maison-forte seigneuriale. Sa morphologie rappelle ainsi celle des enclos de paix, espaces circulaires autour des églises servant de cimetière où s’exerçait théoriquement le droit d’asile. Des ossements sont d’ailleurs régulièrement retrouvés dans le Fort.

C’est par l’accolement de petites loges dont le mur extérieur forme la muraille que le quartier est fortifié à la fin du Moyen-Âge. Ce rempart est bien conservé au sud où l’on repère encore d’anciennes canonnières. Il était entouré d’un fossé dont l’emplacement a en partie était occupé par des bâtiments.
Le quartier ouvre au nord par une porte en arc brisé relativement monumentale datable du 14è siècle (inscrite MH). Deux tours l’encadraient : celle de l’est, qui subsiste, abrite un escalier à vis qui dessert la tour de l’horloge qui lui est accolée. La deuxième a été détruite mais en voit encore la trace dans le mur de la courtine.

Depuis la porte nord, une ruelle circulaire fait le tour du quartier, passant entre l’église et la maison-forte et dessert les anciennes loges transformée en caves. Certaines de ces petites constructions montrent cependant une architecture plus soignée au niveau des ouvertures notamment : peut-être avaient-elles alors un usage d’habitation permanente. Les bâtiments de l’ancienne mairie qui sont accolés à l’église correspondent peut-être à ceux de l’ancien prieuré.

L’église (inscrite MH) est précédée d’un porche renaissance voûté d’ogives et daté de 1588. Très remaniée, elle se compose d’un chœur d’origine romane, d’une nef remontant au 14è siècle et d’un bas-côté. Le clocher, détruit en 1793, a été rebâti dans un style gothique en pierres de Volvic. Jusqu’au milieu du 19è siècle, le cimetière entourait l’église au sud et au niveau du chevet avant qu’il ne soit déplacé à l’extérieur du village.

Toute la partie ouest du fort est occupée par l’emplacement de la maison-forte. L’élément principal conservé est le logis, divisé en deux depuis la Révolution, dont l’architecture soignée remonte aux XIVè-XVè siècles. En revanche, les communs et le donjon circulaire qui s’élevaient au nord ont disparu. Le château a en effet été vendu comme bien national suite à l’émigration du dernier seigneur M. Durey de Noinville.

Cadastre Napoléonien

 

Bibliographie succincte :

  • Christine Charbonnel-Castanie, Chas, Fort villageois, Clermont-Ferrand, CAUE du Puy-de-Dôme, DRAC Auvergne, 2011, 48 p.
  • Gabriel Fournier, Les villages fortifiés et leur évolution. Contribution à l’histoire du village en Auvergne : choix de documents historiques et archéologiques. A-C (Champeix), La Sauvetat, Association des forts villageois d’Auvergne, 2010, 100 p.
  • Bruno Phalip, Des terres médiévales en friche. Pour une étude des techniques de construction et des productions artistiques montagnardes. L’exemple de l’ancien diocèse de Clermont : Face aux élites, une approche des « simples » et de leurs oeuvres, Mémoire d’habilitation à diriger des recherches en histoire de l’art médiéval, Clermont-Ferrand, Université de Clermont-Ferrand II, 2001, 7 volumes (volume IV, p. 40)
  • Ambroise Tardieu, Grand dictionnaire historique du département du Puy-de-Dôme, Moulins, 1877 (rééd. 1993), 380 p.


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